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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 20:06



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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 04:47

  science.jpg  "la science a cédé la place à une idéologie, l’idéologie scientiste qu’elle suscite souvent mais qu’elle n’implique nullement. Traiter notre vie subjective d’apparence et qui plus est, d’apparence illusoire, ce n’est pas seulement formuler à l’égard de l’homme et de son humanitas le plus grand des blasphèmes. Car ce qui fait cette humanitas, à la différence de la chose, c’est justement le fait de sentir et de se sentir soi-même, c’est sa subjectivité. Notre être commence et finit avec notre vie phénoménologique, il faut s’y faire. Si cette subjective n’est rien, nous ne sommes rien non plus. Si cette vie n’est qu’une apparence illusoire, nous ne sommes nous aussi qu’une illusion qu’on peut aussi bien supprimer sans porter atteinte à la réalité. La négation théorique de la subjectivité implique la destruction pratique de l’humanité ou, du moins, la rend possible.

     Mais ce n’est pas parce qu’elle ruine l’éthique, c’est pour des raisons théoriques que l’idéologie scientiste doit être récusée. La désignation de l’apparence comme illusion est l’illusion suprême. Car toute apparence fait la preuve d’elle-même par le fait même qu’elle apparaît : elle est, dans son apparaître, le fondement de toute assertion et de toute vérité possible. Ainsi Husserl avait-il montré dans son dernier grand ouvrage que toutes les idéalités et toutes les conceptualisations de la science renvoient nécessairement à ce monde sensible qu’elles ont pour tâche d’expliquer, elle s’édifient sur son sol préalablement donné, le supposent et n’ont de sens que par rapport à lui. Bien plus, ces idéalités et ces conceptualisations n’existent pas dans la nature : on n’y trouve, par exemple, ni cercle ni carré mais seulement des ronds et des tracés sensibles dont les figures géométriques procèdent par un processus d’idéation. Or celui-ci est un acte de la conscience, de cette subjectivité qu’on prétend illusoire et sans laquelle la science et tous ses édifices conceptuels ne seraient pas.

     Il y a plus. En produisant à partir des données sensibles du monde le soubassement intelligible qui doit en rendre compte, la science se développe toute entière à l’intérieur de cette expérience du monde dont elle présuppose les structures fondamentales, l’espace, le temps, la causalité, etc. Plus radicalement elle présuppose le monde lui-même, c’est-à-dire cet espace de lumière déployé devant notre regard, cet horizon de visibilité à l’intérieur duquel se montre à nous tout ce que nous sommes susceptibles de voir, que ce soit avec nos yeux de chair ou avec ceux de l’esprit. En d’autres termes, l’expérience scientifique se développe dans le prolongement de l’expérience perceptive, comme celle-ci elle ne connaît que des ob-jets. Être un ob-jet veut dire : être posé devant, devenir visible, se montrer à un éventuel regard, de telle façon que c’est le fait d’être posé devant, c’est l’ob-jectivité de l’ob-jet, l’extériorité du monde qui crée la visibilité, la phénoménalité de tout ce qui se trouve placé dans cette condition d’être un objet.

     Mais que dire alors d’une expérience en laquelle il n’y a ni objet ni monde, dont le contenu échappe aussi bien au regard de la perception qu’à celui de la science ? Telle est cependant l’essence de la vie dont nous avons parlé, la vie phénoménologique qui s’éprouve et s’atteint soi-même intérieurement sans que se creuse jamais, entre elle et elle-même, l’écart d’un monde, la place d’un quelconque objet. Vie qu’on ne peut voir ni connaître au sens de la science sans doute, mais qui n’est pas moins l’indubitable, l’incontestable, ce qui de l’ordre d’une frayeur, d’un désir, d’une sensation, se trouve nécessairement, pour autant que nous l’éprouvons, et tel précisément que nous l’éprouvons.

     Voilà donc ce que la science ne sait pas : notre vie. Or cette vie n’est pas quelque chose (comme c’est le cas de la vie biologique par exemple) mais précisément un savoir, le premier et le plus essentiel de tous, celui que présupposent tous les autres. Car tous les savoirs par lesquels nous connaissons le monde (qu’il s’agisse du monde sensible ou du monde des idéalités géométrico-mathématiques) : voir, entendre, sentir, comprendre, ne seraient pas s’ils n’étaient d’abord vivants, s’ils ne s’éprouvaient intérieurement et ne se connaissaient ainsi eux-mêmes d’un savoir inobjectif et irreprésentable dans l’acte même par lequel ils voient, entendent, comprennent, etc.

 

Michel Henry


Texte paru dans La Recherche, 208, mars 1989.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 01:50
tiffany.jpgAlors oui vraiment le Renard il va décrire le cinquième Barreau parce que le Joaquim il le voulait et aussi parce que c'est le plus important de tous et tous et tout......Alors le Renard il se sait exister, il se sait ressentant, il se sait percevant et comble de tout il se sait pensant.......mais qu'elle est donc cette cinquième évidence plus évidente et pour cela même plus subtil......Renard se SAIT!!!! Il y a chez Renard une intelligence première évidente et indispensable. Intelligence si rapide qu'elle précèdent le temps....qu'elle précèdent tout.....toujours.

- Renard voit du rouge et du vert....automatiquement Renard SAIT que du rouge ce n'est pas du vert, cette connaissance est instantané même si les mots rouge et vert ne viendront qu'en suite.....
-Renard voit une jolie fille et pense "houa, jolie fille!!" Renard SAIT que la fille est jolie avant d'émettre la pensée....sinon comment pourrait t-il éméttre cette connaissance?
-Renard voit un objet petit et un autre plus gros......Renard c'est que le plus petit ce n'est pas comme le plus gros.
-Renard pense à une patate......Renard SAIT COMMENT émettre une pensée, il sait accomplir ce geste même si personne ne lui a montré! Idem pour la faculté de se souvenir ou celle d'apprendre et de mémoriser.....
-Renard sait différencier la souffrance du plaisir, la colère de la peur.....même sans y réfléchir.
-En fait la quantité ahurissante de phénomènes que Renard SAIT et PEUT grâce à cette intelligente première est infini. Même le fait que Renard se sache Renard repose sur elle! Cette intelligence première est plus Renard que Renard lui même!

Même avec tous l'imagination du monde Renard ne peut même pas concevoir la somme infini d'intelligence qui se cache(mais se cache-t-elle vraiment?) derrière le moindre frémissement perceptuelle......Et oui,il aime le mot même Renard!
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:37
orgueil.jpgAlors oui vraiment le Renard il se rend compte de l'orgueil infini et de l'arrogance immense qu'il y a vouloir construire une échelle de la certitude et tout et tout......Renard croyait vraiment que la philosophie si elle était accomplie droitement elle pouvait DIRE l'essentiel ou même pointer.....Mais Renard n'y croit plus. Des tas de gens de plus grande qualité que Renard s'y sont essayé et s'y essaye encore.....mais plus Renard. Le très peu que Renard comprenne de la Grande Affaire lui est toujours venu par grâce(non mérité) et par intuitions. Jamais par déduction.....Alors Renard se contentera maintenant de partager ses intuitions et c'est tout...Renard aura toujours un infini respect pour ceux qui pense avec rigueur( m.Oillet, Joaquim ,Riseohms)mais ce n'est plus la voie du Renard. De toute façon Renard n'avait pas l'outillage intellectuel pour y arriver. L'orgueil et l'arrogance du Renard demeure malheureusement intact....au moins seront-ils manifeste.Et oui, il est médiocre Renard!
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 05:53

sedu.jpgDepuis qu'il est avec sa nouvelle compagne, qui boit beaucoup de café, M. Dupont a pris l'habitude de boire un café après le repas du soir. Il a ensuite du mal à s'endormir. Après quelques semaines, M. Dupont commence à être fatigué au bureau, et son chef lui en fait la remarque. M. Dupont se dit qu'il est temps de réagir. Il analyse rapidement la situation, et y rémédie avec facilité : il ne boit plus de café le soir, s'endort plus vite, et est en meilleure forme au bureau. M. Dupont est un homme ordinaire, un homme de bon sens.

Depuis qu'il est avec sa nouvelle compagne, qui boit beaucoup de café, M. Durand a pris l'habitude de boire un café après le repas du soir. Il a ensuite du mal à s'endormir. Après quelques semaines, M. Durand commence à être fatigué au bureau, et son chef lui en fait la remarque. M. Durand est en contact régulier avec un éveillé. A ce titre, il sait mieux que tout le monde, et est irrité quand on lui fait une remontrance. S'il ne répond pas vertement à son chef, il n'en pense pas moins, et son visage trahit ses pensées. M. Durand estime que s'il dort mal, ce qui est sa réalité, c'est qu'il doit vivre cette expérience. S'il avait besoin de plus de sommeil, la Vie lui en accorderait davantage. Quelques semaines passent, M. Durand dort toujours mal, son travail se dégrade. Après de nouveaux avertissements de son chef, l'inévitable arrivé : M. Durand est viré. Ce coup dur est interprété par M. Durand comme une conséquence de sa démarche spirituelle : il vit une purification, qui le rapproche de l'éveil; son mauvais karma est ainsi progressivement purgé. M. Durand est un homme spirituel. Son esprit n'aurait pas pu se satisfaire de l'analyse simple et efficace d'un vulgaire M. Dupont.

Mme. Martin est mariée depuis dix ans. Depuis quelques temps, sa vie prend l'allure d'une routine ennuyeuse, elle rêve devant des films romantiques, s'évade dans des romans à l'eau de rose. Son voisin de pallier, un homme soigné et attentif, lui dit régulièrement un petit mot gentil, une flatterie qui réveille en elle les frissons d'une relation naissante. Un soir où son mari est en déplacement, Mme. Martin accepte une invitation à dîner de son voisin, un homme qui connaît le coeur des femmes : il a prévu les bougies, les fleurs, les compliments et le champagne. En outre, il fait preuve d'une compréhension et d'une écoute sans faille quand Mme. Deltour expose ses problèmes de couple. Grisée par l'alcool, rajeunie par les flatteries, subjuguée par quelqu'un qui est d'accord avec elle, qui la comprend, Mme. Martin cède à la tentation, et devient la maîtresse de son voisin. Très vite, Mme. Martin ressent un malaise en compagnie de son mari; elle a mauvaise conscience, perd l'appétit. Elle réalise ce qu'elle fait : elle trahit son mari, se laisse séduire par une histoire artificielle qui tôt ou tard sera aussi victime de son regard usé. Elle en parle à une amie chrétienne, qui lui explique où mène la tromperie. Mme. Martin est une femme de bon sens, qui comprend la valeur de la dignité et de l'honneur. Elle rompt avec son voisin, qui n'était inspiré par rien d'autre que la concupiscence, et réalise avec effroi la beauté simple d'un mariage qu'elle a failli détruire.

Mme. Deltour est mariée depuis dix ans. Depuis quelques temps, sa vie prend l'allure d'une routine ennuyeuse, elle rêve devant des films romantiques, s'évade dans des romans à l'eau de rose. Son voisin de pallier, un homme soigné et attentif, lui dit régulièrement un petit mot gentil, une flatterie qui réveille en elle les frissons d'une relation naissante. Un soir où son mari est en déplacement, Mme. Deltour accepte une invitation à dîner de son voisin, un homme qui connaît le coeur des femmes : il a prévu les bougies, les fleurs, les compliments et le champagne. En outre, il fait preuve d'une compréhension et d'une écoute sans faille quand Mme. Deltour expose ses problèmes de couple. Grisée par l'alcool, rajeunie par les flatteries, subjuguée par quelqu'un qui est d'accord avec elle, qui la comprend, Mme. Deltour cède à la tentation, et devient la maîtresse de son voisin. Très vite, Mme. Deltour ressent un malaise en compagnie de son mari; elle a mauvaise conscience, perd l'appétit. Elle en parle à son professeur de yoga tantrique, qui lui explique qu'il faut suivre la vibration, le chant libre et joyeux de la vie, et s'affranchir des vieux concepts sécurisants. Ce discours stimule l'aspiration à la liberté de Mme. Deltour. Oui, une vie nouvelle s'ouvre à elle, une vie de liberté, une vie vraiment vivante. Mme. Deltour quitte son mari. Enfant gâtée, puis épouse oisive, Mme. Deltour réalise qu'elle va devoir agir pour assurer sa subsistance. Elle fait appel à un excellent avocat, et arrive à convaincre la justice humaine qu'elle est une malheureuse victime sans ressource. C'est ainsi qu'elle plume son mari, et qu'elle jouit quelques années de plaisirs multiples : escapades romantiques avec son amant, nouvelle voiture, nouvel appartement, et le plaisir infini d'avoir les moyens et la liberté de le décorer à sa guise. Tous ses rêves se réalisent. Le temps passe, les rides de Melle. Deltour se creusent. Son amant a rencontré une fille plus jeune; leur relation était sans engagement, elle ne peut se plaindre quand il la plaque. Les hommes ne se retournent plus dans la rue quand Melle. Deltour passe, et ça la déprime. Melle. Deltour est lasse de son travail, lasse de l'appartement qu'elle avait eu tant de plaisir à décorer. Melle. Deltour est aussi cruellement seule. Elle aurait envie de revoir son ex-mari, peut-être le seul homme qui l'avait vraiment aimé. Mais les soucis ont eu raison de celui-ci, et un cancer l'a emporté l'an passé. Melle. Deltour se sent vieille et laide. Elle ne comprend pas pourquoi la vie est aussi dure avec elle, elle qui médite et pratique le yoga depuis vingt ans. Melle. Deltour est une femme spirituelle. Son esprit n'aurait pas pu se satisfaire du comportement chrétien d'une vulgaire Mme. Martin.

M. Ennero, qui vient de commencer un nouveau travail, a des collègues tous passionnés de tennis. Alors forcément, en dépit de ses cinquante ans et d'une absence prolongée de toute pratique sportive, il finit par s'y mettre. Après quelques semaines, M. Ennero commence à avoir des douleurs au coude et à l'épaule. Il se dit qu'en jouant sans trop forcer, peut-être ça va se remettre. Au bout d'un mois, ça ne va pas vraiment mieux. En fait il a de plus en plus mal. Bien que n'étant pas d'une intelligence hors du commun, M. Ennero comprend qu'à son âge, avec sa condition physique, il risque de franchement s'abîmer s'il continue le tennis. M. Ennero décide donc d'arrêter. M. Ennero est un homme ordinaire, un homme de bon sens.

M. Malbarré est un chercheur de vérité. Il ne peut se contenter de la banale réalité quotidienne de tout un chacun. Il est en quête d'absolu. Il lit un livre d'un éminent professeur de yoga, et tombe littéralement sous le charme des propos qu'il y découvre. Quelle clarté, quelle intelligence! Il s'associe d'emblée à la vision exposée, la vision d'un être libre de toute identification, de tout préjugé. M. Malbarré ne tarde pas à s'incrire à un séminaire avec cet éminent yogi. A nouveau, le charme opère, il est comme bercé par la voix toujours égale de l'éveillé. Il ne doute pas qu'il a trouvé la voie (pour les experts, la "non-voie") qui le mènera au seuil du Réel. De retour chez lui après le séminaire, il ressent de grandes tensions dans le plexus solaire. Il se dit que c'est normal, voire bon signe : avant, il n'était pas conscient de ses tensions, maintenant elles lui apparaissent. C'est une première étape vers leur ré-intégration au sein de l'espace conscient. Rien à voir donc avec un signal d'alerte. Les mois passent, les années passent, M. Malbarré fait séminaire sur séminaire, ne doutant pas un instant du bien-fondé de l'enseignement (pour les experts, du "non-enseignement") qui justifie et explique un mal-être allant croissant. La vie de M. Malbarré n'est plus que dysharmonie et souffrance à 360°. Il en parle à son ami M. Ennero, qui a observé dans le temps l'évolution de M. Malbarré. M. Ennero dit que ça lui fait penser au tennis, qui n'était pas pour lui, et avec lequel il n'aurait fait que se blesser davantage. M. Ennero suggère que peut-être, ce que dit l'Eminent, ce n'est pas forcément la Vérité, et que la pratique à ses côtés n'est peut-être pas très bénéfique. M. Malbarré est irrité par cette remarque, irrité par la stupidité de M. Ennero qui est toujours prisonnier de concepts puérils comme le bien et le mal. M. Malbarré, en bon non-dualiste, n'a que faire du bien et du mal. Bénéfique pour qui, alors que la personne n'est qu'illusion? Seule la claire Vision le concerne. Aujourd'hui, alors que M. Ennero n'a plus du tout mal au coude, M. Malbarré est mal avec tout le monde, et il a perdu toute envie de vivre. La seule satisfaction qui lui reste est cet orgueil très particulier de celui qui sait et qui a compris. M. Malbarré est un chercheur de Vérité. Son esprit n'aurait pas pu se satisfaire du pragmatisme méprisable de M. Ennero.


Didier

source: http://yogatoulouse.blogspot.com/
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 06:27









Renard il est vraiment très content d'avoir trouver une vidéo qui résume très bien une de ses intuitions d'enfances.....Cependant il ne recommende pas nécéssairement de voir "what the bleep we know?" car tout ce mouvement est financé par Ramta une channel américaine un peu louche.....pour ne pas dire beaucoup!!!Et oui,il se méfie des gens louche Renard!
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 00:29
PsychoAlors oui vraiment le Renard il continue de grimper sa fragile échelle de la certitude et tout et tout. Renard il sait qu'il est ,il ressent, il percoit....tout ceci Renard ne se l'explique pas mais il le constate oui vraiment. Mais Renard il constate un autre étrange phénomène.....Renard pense. Renard est capable d'amener en son esprit....des doubles sensoriel. Renard est capable de reproduire en son sein des couleurs, des sons, des odeurs, des ressentis.....mais surtout des sons. La plupart des pensée de Renard se présente sous forme de son,plus particulièrement encore sous forme de mots. Une grande partit des pensée de Renard se présente sous forme de parole....de dialogue. Aussi loin qu'il se souvienne d'ailleurs. Le pourquoi et le comment de tout ceci ne sont toujours qu'hypothèses pour Renard.....mais le fait de leur présence est pour Renard une certitude.

Alors oui vraiment Renard il possèdent déjà quatre certitude c'est donc bien oui vraiment mais le Renard il entrevois une cinquième certitude,beaucoup plus évidente beaucoup plus proche et de ce fait beaucoup plus subtil en quelque sorte....Mais le Renard oui vraiment il croit que la cinquième évidence elle est peut être la plus importante de toute....
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:57
  beau.jpg  "Nous avons l'idée d'une connaissance différente de ce qu'elle a à connaître et ainsi toujours séparée de l'objet dont elle s'efforce de saisir la nature. Elle a besoin dès lors d'une certain nombre de procédure et de méthodologie, qu'elle invente à cette fin et qui sont des procédure et des méthodologie de la pensée. Dans la phénoménologie, la méthode est un procédé d'élucidation qui vise à amener progressivement en pleine lumière, devant le regard de la pensée, dans la 'clarté de l'évidence', ce qui de la sorte sera connu de manière assurée. Cette méthode est d'ailleurs implicitement celle de tout savoir s'efforçant de produire une connaissance 'scientifique', c'est-à-dire fondée. Fondée sur l'évidence en l'occurrence et 'rationnelle' à ce titre. ..

     Que dire alors d'un Intelligible échappant à toute condition préalable - dont l'accès, l'intelligibilité ne serait pas soumise à la pensée, ne surgirait pas au terme d'un procès d'élucidation, qui se passerait de tout procès de ce genre, mais le précèderait inexorablement? Un but, si l'on veut, mais auquel aucun chemin ne conduirait jamais - un but semblable à celui dont parle Kafka quand il dit : ' il y a un but mais pas de chemin. ce que nous appelons chemin ,c 'est l'hésitation'? Un but auquel aucun chemin ne conduirait parce que ce serait lui le chemin, la Voie, le préalable? Une intelligibilité donc placée au début et la condition de toute autre intelligibilité concevable?"

Incarnation , Seuil, p. 45-46.

 

Michel Henry

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 05:27
mounier.jpg  Dépouillons les personnages, avançons plus profond. Voilà mes désirs, mes volontés, mes espoirs, mes appels. Est-ce moi déjà ? (…) Un effort encore, et je défais ces nœuds résistants pour atteindre à un ordre plus intérieur. (…) Cette unification progressive de tous mes actes, et par eux de mes personnages ou de mes états est l’acte propre de la personne. Ce n’est pas une unification systématique et abstraite, c’est la découverte progressive d’un principe spirituel de vie, qui ne réduit pas ce qu’il intègre, mais le sauve, l’accomplit en le recréant de l’intérieur. Ce principe vivant et intérieur est ce que nous appelons en chaque personne sa vocation. Elle n’a pas pour valeur première d’être singulière (…) mais, en même temps qu’unifiante, elle est singulière par surcroît. La fin de la personne lui est ainsi en quelque manière intérieure : elle est la poursuite ininterrompue de cette vocation. (…) La personne seule trouve sa vocation et fait son destin.

 Ma personne n’est pas la conscience que j’ai d’elle. (…) Ma personne comme telle est toujours au-delà de son objectivation actuelle, supraconsciente et supratemporelle, plus vaste que les vues que j’en prends, plus intérieure que les constructions que j’en tente. Sa réalisation, donc (…) est un effort constant de dépassement et de dépouillement, donc de renoncement, de dépossession et de spiritualisation. (…) Le sujet est à la fois une détermination, une lumière, un appel dans l’intimité de l’être, une puissance de transcendement intérieur à l’être. Loin de se confondre avec le sujet biologique, social ou psychologique, il dissout continuellement leurs contours provisoires pour les appeler à se réunir, au moins à se rechercher sur une signification toujours ouverte. Sous son impulsion, la vie de la personne est donc essentiellement histoire, et une histoire irréversible.

 

Emmanuel Mounier

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:37
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